J'avais tort évidemment. Et si sa discographie n'était déjà pas si imposante, nul doute que j'aurais déjà fait machine arrière afin de découvrir ses plus anciens travaux. Pour creuser davantage encore ma tombe, si je n'avais pas accroché à Maraqopa, que je trouvais par moments soporiphique, le Caught in the Trees m'avait bien plu, avant que je ne l'oublie.
Il aura donc fallu découvrir une communauté adulant le sieur Jurado pour me décider à le regarder sous un autre œil, autrement plus positif. Le timing était aussi de la partie, puisque ce mois de janvier n'est pas encore trop chronophage en termes d'écoute de nouveautés.
Brothers and Sisters of the Eternal Son débute avec Magic Number. Je pense au Paperbag Writer de Radiohead. C'est toujours bon signe quand un morceau me fait penser à un autre de Radiohead. Toujours. C'est une règle qui n'admet pas d'exception, surtout lorsque, comme ici, c'est sur la manière dont c'est chanté (je ne parle pas du timbre de la voix bien sûr) que la similitude se joue. Même sur Return to Maraqopa, ça fonctionne alors que je n'avais pas forcément envie d'y retourner à Maraqopa, du moins pas vers ces ambiances qui m'avaient laissées de marbre.
Le sieur Jurado déroule. Jamais on ne s'ennuie (remarque, sur un disque de 34 minutes, ce serait dommage). On arrive sur Silver Donna et quand ce morceau commence, je me dis que ce sera à double tranchant. Ou ce genre de ritournelle accompagnée d'une voix un peu grandiloquente va m'agacer, ou alors ça va partir sur un truc qui va m'enchanter et ce début dont on ne sait s'il est agaçant ou très bon n'est là que pour servir cette évolution. Je suis ravi de voir que c'est cette dernière solution qui est la bonne. Damien Jurado joue avec les ambiances, créant un decrescendo assez évident sur la première partie du morceau avant de se remettre au charbon. Que j'aime ça.
Trois autres Silver plus tard (la moitié des cinq titres du disque commencent par ce mot), on arrive à Suns In Our Mind qui vient clore de façon plus légère un album sur lequel je retrouve les fantômes de Shearwater et Midlake. Je ne sais pas si cette règle là admet quelques exceptions, mais en tout cas, ici, ça fonctionne à merveille. Brothers and Sisters of the Eternal Son ne sera pas mon disque de l'année, mais, à moins que 2014 ne soit une année particulièrement exceptionnelle, je ne pense pas l'oublier quand viendra le moment de faire un petit bilan annuel (à peine tous ces bilans terminés que je vous rebassine avec ça, honte à moi).
En bref, j'adore, et c'était pas gagné au début.
Écouter l'album sur Deezer.
C'est un complot ! Une kabbale ! Du racolage éhonté ! Mais j'ai prévu de me trouver un peu de temps demain pour l'écouter. Promis, juré. J'ai déjà un contrat sur le dos, je peux pas déconner avec ça.
RépondreSupprimerEn effet, pas moyen de déconner avec ça, dépêche-toi de l'écouter =)
SupprimerJ'ai une bonne excuse, avant la dernière édition du Grand Jeu, je connaissais pas le Club ! Je sais pas si ça suffit comme excuse, tu me diras =)
RépondreSupprimerHello.
RépondreSupprimerWelcome to the Club of the Club...
Till, tu es cerné, c'est effectivement ta dernière chance.
El N tu as raison, 34 mn c'est court, tu trouveras ici le CD Bonus, "Sisters" :
http://www76.zippyshare.com/v/93607263/file.html
Là c'est avec Eels que Jurado partage cette spécificité : le Bonus est aussi bon que l'original.
En bonus aussi et en plus des posts chez Jimmy, une petite vidéo pourrie de son dernier passage à Paris sur le Canut Brains.
Siver Donna en course pour le titre de Femme de l'Année !
EWG
Merci pour ces bonus, j'écoute ça au plus vite !
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerMoi Magic Number me fait surtout penser à Nick Drake et son "At The Chime Of A City Clock" (assez flagrant dans la mélodie) mais comme Radiohead a souvent fait des emprunts au Nick de ce côté là...
RépondreSupprimerJ'ai bien aimé Five Leaves Left à une époque, mais ce disque m'a laissé une impression de détresse ultime à un tel point que je n'ose y revenir. Pourtant, j'ai plutôt tendance à aimer ce genre d'ambiance, mais de fait, je ne connais pas assez Nick Drake pour te donner mon avis sur ces similitudes, qu'elles concernent Magic Number ou Radiohead.
SupprimerLà pour le coup Bryter Layter est un peu moins désespéré que Five Leaves Left ;) mais écoute surtout Pink Moon y a pas mal de références mélodiques de la bande à Thom Yorke là-dedans (notamment Subterranean Homesick Alien et Hunting Bears).
SupprimerJ'y manquerai pas, c'est souvent Pink Moon que j'ai retenu comme album à écouter urgemment. Merci ;)
SupprimerMoi aussi je ne suis pas un grand spécialiste de cet artiste. Mais j'ai adoré son "Maraqopa" (écouté en 2013 grâce à Charlu), surtout le sublime titre n○2 "life away in the garden", chanson d'une extrême beauté mélodique à l'univers melancolique ! Le genre de titre que je peux écouter en boucle !
RépondreSupprimerIl donne vraiment envie ce nouveau disque cru 2014, à la pochette (retro) futuriste magnifique....et quand tu cites Radiohead, Shearwater et Midlake en comparaison/références, ça donne encore plus envie.
Encore une fois, super papier.....décidément, ce blog me devient incontournable.
A +
De toute façon, vu l'unanimité que semble faire cet artiste au sein de la communauté, je crois bien que je vais me pencher de nouveau sur son cas et ce, de manière plus sérieuse. Maraqopa, y compris, donc.
SupprimerLife Away In The Garden est en effet un titre sublime (je viens de le réécouter, je ne m'en rappelais bien sûr pas).
En tout cas, merci pour ces retours positifs sur le blog, ça fait plaisir !
Curieux de savoir ce que tu en penseras !
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