Bobbie Gentry - Hurry Tuesday Child (1967) & Alpha - Somewhere Not Here (1996)

Un court article un peu différent aujourd'hui. Ou quand un morceau enregistré il y a près d'un demi siècle vous fait penser à un autre, composé 29 ans plus tard, sans que le lien entre les artistes ne soit nécessairement évident.


Ce week end, j'écoutais donc Ode To Billie Joe (1967) de Bobbie Gentry, disque que m'a fait découvrir le Zornophage par ici. Je suis étonné de constater que j'aime de plus en plus ce genre d'album.

Par "ce genre d'album", je fais référence à cette période (allant du milieu des années 60 aux deux tiers des eighties) mais surtout à ces ambiances épurées naviguant entre folk et jazz et dominées par une voix féminine. De Wanda De Sah à Tracey Thorn, en passant par Patti Smith et Suzanne Vega, nombreuses sont les artistes féminines de cette époque dont j'apprécie aujourd'hui les compositions alors que je ne leur aurais exposé que mon dédain il y a encore quelques années.




Un morceau m'a particulièrement marqué, à savoir Hurry, Tuesday Child, huitième des dix titres, et pas programmé pour être un tube en puissance. Cette voix couplée à cette atmosphère dépouillée me fait alors très nettement penser au Come From Heaven (1996), premier disque d'Alpha, et plus particulièrement à Somewhere Not Here.

Pas d'analyse particulière, c'est juste un ressenti. Et si la montée à 2 minutes 12 s'éloigne d'Alpha, elle n'en comporte pas moins quelque chose de Bristolien, ce passage me faisant notamment penser au Out of Season de Beth Gibbons et Rustin Man (Paul Webb de Talk Talk).

Un titre - et un album - réellement en avance sur son temps, donc.



Commentaires

  1. C'est marrant que tu évoques cette chanson de Bobbie Gentry parce que elle m'a aussi beaucoup marqué. Et magnifique chanson d'Alpha, la plus belle de l'album, celle que je réécoute régulièrement.

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    1. C'est marrant parce que j'adore aussi ce titre d'Alpha (évidemment, sinon je n'en aurai pas parlé ici), alors que ce n'est même pas la version avec cet instrumental qu'ils préféraient.
      En effet, pour chacun des instrumentaux, une voix féminine et une masculine chantaient chacune de leur côté. Etait retenue, à chaque fois, la version la plus convaincante.

      Avec cette instru, Alpha se retrouvait avec deux versions si convaincantes (Somewhere Not Here et Sometimes Later) qu'ils mirent les deux sur le CD. Mais Somewhere Not Here apparaît en dernier titre sur Come From Heaven, en forme de "bonus".

      Un bonus non négligeable.

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