Icelandweek #6/10 - Sin Fang Bous - Clangour (2009)

Avant d'ôter la particule finale de son pseudonyme, Sindri Már Sigfússon officiait en tant que Sin Fang Bous. Clangour, son premier disque, était une bien jolie surprise à l'époque de sa sortie en 2009.

Sindri Már Sigfússon n'était alors pas un inconnu puisqu'il est la tête pensante de Seabear, groupe avec lequel il a réalisé trois disques, en 2002, 2007 et 2010. Soit le même nombre de réalisations qu'à la tête de Sin Fang (Bous), en 2009, 2011 et 2013.

Je mets ces dates en évidence pour appuyer sur le fait que, depuis 2007, l'artiste ne s'autorise jamais de longues périodes de silence discographique. Et comme il n'a rien sorti cette année, 2015 devrait faire l'objet d'une petite surprise.

Bref, je dis ça tout en n'étant pas particulièrement fan du projet Seabear, alors que je n'aime pas la totalité des disques de Sin Fang en entier. Ils contiennent toujours de très bons titres d'une pop glacée que l'on retrouve souvent dans l'esthétique sonore islandaise, néanmoins, ils finissent à un moment ou un autre par tourner en rond, ceci étant particulièrement valable pour Flowers (2013), plus que pour un Summer Echoes (2011) dans l'ensemble très bon. 

Tout l'inverse de Clangour qui partage avec le Celebrating Life de Borko dont je parlais avant-hier une certaine candeur authentique touchante. On retrouve bien celle-ci sur Catch The Light, le single de l'opus, auquel il serait bien dommage de s'arrêter cela dit. De Lies à Sinkership en passant par Clangour & Flutes, les morceaux forts sont légion et permettent de donner un souffle frais à cet album qu'on se réserve pour les après-midi d'inactivité hivernale.

Commentaires

  1. Merci de parler de Sindri Már Sigfússon, cet artiste discret mais néanmoins talentueux. Perso, je l’apprécie (presque) autant sous ses divers pseudos, Seabear, Sin Fang Bous ou Sin Fang.
    Je l’ai découvert en 2009 avec « Clangour », SON chef d’œuvre à l’univers et à la grâce inouï ! Freak Folk et Free Pop en mode électro – Pop-Folktronica !!
    2 ans plus tard, en perdant la dernière partie de son pseudo, n’a pas perdu son talent. « Summer Echoes » m’avait fortement marqué à sa sortie (classé dans mon top LP), belle évolution vers une Pop plus éthérée - rêvée (Dream Pop) et psychédélique.
    De Seabear, même si "The Ghost That Carried Us Away" est de très bonne facture, je préfère "We Built A Fire". Encore une évolution vers une Pop plus baroque et épique, moins Folk.

    A noter, l’esthétisme de certaine de ses pochettes....et surtout une signature de l’excellent label défricheur Morr Music.
    L’Islande est vraiment une terre idéale pour les œuvres différentes et novatrices. Et ta série de billets en atteste !!!
    A +

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