Liam Finn - Burn Up The Road

Néo-Zélandais né à Melbourne, Liam Finn est l'un des songwriters les plus doués ayant émergés ces dix dernières années. Et même si son dernier disque est sorti en début d'année déjà, je ne résiste pas à l'envie de l'évoquer à nouveau ici-même.

Après le génial I'll Be Lightning (un de ces disques rares réussissant l'alchimie parfaite entre quantité de singles en puissances et équilibre général) en 2007, le fils de Neil Finn m'avait déçu avec un FOMO bien moins inspiré en 2011.

Je n'attendais donc pas particulièrement The Nihilist, ou plutôt, je l'attendais avec appréhension. Le moins que je puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu, et ce, dès les premières mesures du Ocean Emmanuelle initial. Comme sur son premier effort, l'ensemble est cohérent et inspiré, et le Néo-Zélandais distille suffisamment de titres géniaux pour permettre au disque d'osciller entre le bon et le génial.



J'ai bien du mal à me restreindre à un seul titre (j'aurais pu citer Ocean Emmanuelle, donc, mais également I, The Nihilist ou Snug As Fuck). J'ai finalement choisi Burn Up The Road car il contient tout ce que j'aime chez cet artiste auquel je trouve un petit côté Emile Hirsch (l'acteur principal d'Into The Wild, en plus hirsute et bourru, cela dit, je ne suis absolument pas physionomiste, je suis donc probablement à côté de la plaque).

En l'occurrence, une petite intro douce eintée d'effets électroniques avant que la machine ne s'emballe grâce à une rythmique acérée tandis que l'électrique maintient un climat de tension sur le fil. Puis apparaît l'inimitable voix goguenarde de l'artiste qui conserve cette densité tout au long du morceau (5 minutes tout de même), sans jamais baisser le pied, si ce n'est pour permettre à l'auditeur de reprendre son souffle (à 2'50) avant de remettre le couvert progressivement pour atteindre de nouveau les cimes de la puissance (à partir de 3'50) et de la majesté.

Mon avis plus détaillé sur le disque par ici.

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