Top 2013 (2/3)

Deuxième partie de mon top 2013, avec toujours la possibilité d'écouter les différents albums en streaming (que ce soit sur Deezer ou Bandcamp). Ces deux premières parties étant publiées presque en même temps, ça fait pas mal d'un coup, et, si peu de temps après Noël, je me sentirais coupable de provoquer des indigestions. Je vais donc attendre un petit peu avant de publier la dernière partie (qui n'est de toute façon pas prête).



26. La Femme - Psycho Tropical Berlin


Au premier abord, je n’ai pas compris l’engouement pour ce Psycho Tropical Berlin. En y revenant quelques mois plus tard, je n’ai pas compris pourquoi je n’avais alors pas adhéré. L’évident caractère agaçant présent dans la wave expérimentale de La Femme a tôt fait de se transformer en une essence imparable et addictive.
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25. Kid606 - Happiness


J’ai renoncé à approfondir la discographie de Kid606 tant celle-ci est pléthorique. Je ne connais que quelques albums - parmi lesquels Resilience tient toujours la pôle - et je me contente de découvrir une à une ses nouvelles livraisons sans orienter mon regard vers le passé. A ce petit jeu, Happiness est un cru bien supérieur aux deux précédents, et on retrouve dans l’IDM du Vénézuélien tous ces détails qui on tôt fait de nous passionner et nous entêter.
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24. Rhian Sheehan - Stories From Elsewhere


A la croisée du post-rock et de l’ambient cinématographique, la musique du Néo-Zélandais ne mettra sans doute pas beaucoup de temps avant de vous transporter dans un univers proche de celui des Islandais de Sigur Rós.
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23. Midlake - Antiphon


Le leader Tim Smith ayant jeté l’éponge, c’est Eric Pulido qui prend désormais en charge le chant de Midlake. Bien que réussi, The Courage of Others, dernier album du groupe, ne respirait pas la joie de vivre. Sans être franchement jovial, on sent que les choses sont plus simples et directes avec Antiphon. Avec cette nouvelle phase qui s’écrit, c’est certain, l’indie rock des Texans a encore de beaux jours devant lui.
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22. Emancipator - Dusk To Dawn


Les bûches visibles sur la pochette de l’album n’ont rien à voir avec celles que l’on déguste au réveillon. Dans le monde de Doug Appling, celles-ci s’embrasent comme une tentative désespérée visant à réchauffer et illuminer un univers pas franchement gai. Le trip-hop de l’Américain fait la part belle aux arrangements de cordes et, s’il y a bien un point commun entre sa musique et les bûches de Noël, c’est que tous les deux sont délicieux et se mangent sans faim.
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21. Portugal. The Man - Evil Friends


Les formidables pop songs proposées par la formation basée à Portland sont tout simplement imparables. En 2013, il est encore possible de s’acoquiner avec des influences plus mainstream sans mettre une quelconque exigence de côté. Sacrée bonne nouvelle.
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20. Girls In Hawaii - Everest


L’accouchement de certains albums se fait en toute simplicité. Everest n’est pas de ceux-ci. Les Belges ont réussi à transformer la tristesse liée à la perte de l’un des leurs en l’orientant, dans une démarche quasi-cathartique, vers leur musique. Everest est l’album du deuil de types qui aiment la vie. Il est donc triste, rempli d’espoir, sombre et beau. En un mot, touchant.
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19. 14KT - Nickel & Dimed


Il n’avait pas grand chose pour me plaire cet album. Du hip-hop dont la pochette présente un tas de pièces de monnaie, ça sent le bling-bling à plein nez. Au final, pas du tout, et Kendall Tucker associe quelques teintes d’abstract voire d’ambient à son hip-hop maison.
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18. Shearwater - Fellow Travellers


Avec The Golden Archipelago et plus encore Animal Joy, Shearwater m’ennuyait. Où était donc passée la magie qui opérait si efficacement sur Rook ou Palo Santo  ? Il ne faudra que quelques mesures (les premières de I Luv The Valley OH !) pour me rafraîchir la mémoire. Sur ce Fellow Travellers, Jonathan Meiburg et sa bande m’enchantent de nouveau. Et s’invitent donc logiquement dans ce top.
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17. Goldfrapp - Tales of Us


Retour en forme, toujours. Ce qui est incroyable avec Goldfrapp, c’est qu’après le génial (Felt Mountain), ils ont sorti quatre albums, dont un seul (Seventh Tree) ne flirte pas avec le mauvais goût. Sans égaler leur sommet discographique, Tales of Us nous rappelle au bon souvenir de celui-ci. Humbles, épurées, ambitieuses et minimalistes, les compositions de Will Gregory et la voix d’Alison Goldfrapp se mêlent à la perfection. Comme à la belle époque.
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16. Moji Moji - Toda Esta Naturaleza Es Impredecible


Petit crochet vers l’Argentine. Il faut dire que le projet de Lucas Page vaut le (large) détour. Évoquant Sigur Rós, le natif de Buenos Aires propose un post-rock qui donne envie de s’asseoir pour contempler calmement cette imprévisible nature sud-Américaine dont Moji Moji est définitivement l’un des meilleurs ambassadeurs.
<a href="http://oxidetones.bandcamp.com/album/toda-esta-naturaleza-es-impredecible">Toda Esta Naturaleza Es Impredecible by Moji Moji</a>
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15. Deerhunter - Monomania


Je suis le premier surpris de voir cet album, qui n’avait rien pour être placé si haut. Déjà, je ne suis pas plus fan que ça de Bradford Cox (dire que je n’ai jamais fait l’effort d’appréhender les différents travaux du bonhomme serait plus exact), et de plus, j’ai découvert son album tard dans l’année. Mais ce côté lo-fi et bordélique, sur des morceaux comme Leather Jacket II devient vite addictif, surtout quand il intervient sur des compositions inspirées au sens mélodique évident.
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14. Artaban - Flow


L’an dernier, je classais l’album de Dog Bless You à la première place du classement. Le label Chez.Kito.Kat sera toujours représenté cette année, avec Artaban. Électro-pop aux accents new wave ou ambient, difficile de définir précisément les sonorités du trio Luxembourgeois. Je ne saurais que trop conseiller l’écoute au casque pour apprécier à sa juste valeur l’enchevêtrement des détails des différentes couches sonores.
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Commentaires

  1. Là non plus je ne connais pas tout...le peu que j'ai écouté de La Femme ne m'a pas emballée... par contre j'aime beaucoup Midlake (dont j'avais adoré "The trials of Van Occupanther"), pour Deerhunter j'avais préféré le précédent mais je manque d'écoutes...je dois avoir Girls In Hawai et Portugal.The Man quelque part dans l'ordi mais pas encore écoutés!!

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    1. The Trials of Van Occupanther reste le chef-d'oeuvre de Midlake à mon sens. Mais ce nouvel opus est rafraîchissant et moins lourd que The Courage of Others, un album qui avait été enregistré dans la douleur par le groupe (ce qui n'est sans doute pas sans lien avec le fait que le leader ait jeté l'éponge par la suite).
      Portugal.The Man, je le conseille vivement. Des mélodies imparables. Je serais étonné que tu n'accroches vraiment pas.

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  2. Belle suite.....encore pas mal de disques pas écoutés.
    Mais il y a du lourd comme le dernier Deerhunter "Monomania". Un des grands groupes Indie à la beauté "malade".
    J'ai aussi bien apprécié :
    Goldfrapp - Tales of Us, tout de spleen et de mélancolie.
    Girls In Hawaii - Everest : Un disque sympatoche, mais sans plus. A classer dans le genre d'album apprécié à la first écoute mais presque pas réécouté ensuite (comme toi avec le dernier Esmerine).

    Midlake et Kid606 : je les ai zappé ceux-là...
    Peut être que je me trompe mais La Femme est typique le genre de groupe "hype" et surestimé. Perso, j'ai pas accroché et pas compris ce concert de louanges !!
    A + et vivement la fin !!!

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  3. Ouep, le Monomania est très bon. Je préfère Bradford Cox sous l'étiquette de Deerhunter qu'avec Atlas Sound. Un disque un peu névrosé comme je les aime.
    Je te rejoins sur le fait que le GIH n'est pas un disque qui restera dans les annales. Il m'a fallu une bonne poignée d'écoutes pour m'y faire, mais il revient souvent sur ma galette, ce qui est souvent bon signe.
    S'agissant de La Femme, j'avais le même à priori sur le groupe. J'avais écouté une première fois en début d'année en détestant, et j'y suis revenu récemment. Je trouve que ces pop songs sont assez imparables et, même si ça m'a coûté de les mettre dans le top, car je réagis de façon assez primaire face à la hype (dans laquelle ils s'inscrivent clairement), c'est un vrai bon disque.
    Je serai pas étonné qu'ils évoluent trop près des sirènes hypes pour me plaire par la suite, mais en attendant, sur ce disque, je n'ai que du bon à dire.

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  4. Là encore deux disques : La Femme et Deerhunter. Pas grand chose à rajouter pour La Femme, ce sont des bêtes, je les adore. Deerhunter, il faut que j'approfondisse ! Dis donc, tu risques de me faire faire un paquet de découvertes.

    Pour ce qui est de la hype, perso je m'en fous complètement. Si j'aime le groupe, tant mieux s'il est "branché", tant pis sinon. Je ne vais pas me forcer à aimer un truc juste parce que Pitchfork l'a bien noté non plus, il faut rester distants vis-à-vis de tout ça, au final ça sera oublié, mais les disques resteront. Ma philosophie c'est plutôt "Pourquoi ce génie n'est-il pas plus connu ? Je vais en parler partout", que "cet escroc est surestimé, je vais le démolir partout".

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  5. Oui, la hype n'est pas très intéressante. Mais j'ai plus l'habitude de côtoyer des gens qui honnissent la hype, au point de parfois avoir honte d'aimer un album s'il fait l'unanimité chez Pitchfork, les Inrocks and co.
    Mais j'aime bien ta philosophie, c'est un peu la mienne aussi. Je n'ai pas envie de perdre de temps à égratigner un album. Si je n'aime pas, je n'en parle pas, sauf si c'est un artiste qui me tient à coeur et qui m'a déçu mais, le cas échéant, l'avis ne pourra être seulement destructeur, il y aura une part d'affection, forcément, quand on aime l'artiste.
    Bon sinon, je ne saurais que trop te conseiller Artaban. Quelque chose me dit que ça pourrait te plaire.

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    1. Tout à fait ! Je n'aimerais pas non plus qu'on me réduise à un genre de hipster parce que j'écoute Animal Collective. Les gens ont parfois des avis réducteurs, c'est pas parce que tu aimes certaines choses étiquetées Pitchfork que tu n'as pas de personnalité et que tu dis amen à chaque chronique qu'ils publient. Et puis els détenteurs du bon goût, je n'ai jamais cherché à leur plaire, j'écoute Passion Pit, Abba, Timberlake... En ce moment même j'écoute Discovery de Daft Punk par exemple.

      Les Inrocks, c'est de plus en plus une blague...
      Mais bon, après, si on parle d'un truc que j'aime pas, comme Noir Désir, je vais donner mon opinion, dans le respect de ceux qui aiment et sans en faire des caisses. Si on dit oui à tout, on se décrédibilise aussi (les Inrocks encore...)

      Et je suis totalement d'accord avec toi ! Quand ça nous chagrine que le dique soit mauvais, c'est qu'on aime l'artiste, j'en parlais dans mes "flops". Et puis il faut le dire que par exemple "Angles" est très mauvais comparé à "Is This It", par respect envers ce dernier.

      Artaban est sur ma liste des trucs à écouter, surligné en rose fluo ^^ Je te redirai ce que j'en ai pensé, on verra si tu m'as bien cerné !

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    2. Mais Animal Collective, c'est très bien ! Enfin certains disques, parce qu'il y a à boire et à manger dans ce qu'ils ont fait.
      D'accord avec toi sur le niveau des Inrocks (mais j'ai du mal à faire un distinguo entre Pitchfork et les Inrocks, honnêtement). De toute façon, quand on dit "non" de manière systématique à quelque chose, c'est comme quand on lui dit "oui" systématiquement, elle nous influence.
      Moi, j'ai envie d'être influencé par les sites/blogs/magazines que je lis, parce que je trouve ça stimulant, mais je tiens à garder mon propre avis sur les choses.
      Y a plein d'artistes que, en lisant les avis de gens qui ont des goûts similaires aux miens, je devrais aimer, pourtant j'y arrive pas. Je ne vais pas me forcer pour rentrer dans un rang, tant pis, il y a tellement à découvrir par ailleurs...

      Ouais, carrément, reviens me dire ce que t'en as pensé du Artaban, je suis curieux de savoir =)

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    3. En ajoutant quand même que si t'aimes que modérément quand les passages ambient s'éternisent, j'émets quand même une petite réserve sur le Artaban.

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    4. J'ai l'impression que les inrocks traduisent les articles de Pitchfork avec un léger décalage pour ce qui est des news. Mais ce qui m'énerve, c'est que chaque disque dont ils parlent est présenté comme un chef d'œuvre total, et la plupart du temps c'est quand même pas ça. Ils ont peut être peur de passer à côté d'un truc énorme ? Et puis au final, ils oublient ces disques, ne reparlent jamais de ces artistes, tout ça pour mettre Stromae dans leur tops de fin d'année, quelle blague...

      Animal Collective, je suis assez fan en général, et j'aime énormément les deux versions du groupe : électropop lumineuse et lutins folk sous acides. Quels albums tu aimes moins ?

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    5. Pour Pitchfork et les Inrocks, je ne peux pas trop te répondre et pour cause, je ne passe plus sur ces sites qu'au hasard d'un clic émanant d'une autre page.
      Si c'est pour voir Stromae (ça m'agace quand je vois tellement de gens le taxer de génie sur la base d'un album qui ne révolutionne rien) et compagnie, très peu pour moi.
      Pour Animal Collective, j'ai pas trop aimé Merriweather Post Pavillion, je préfère Strawberry Jam. Et avant ça, j'ai dû accorder que des écoutes distraites à ce qu'ils ont fait. Mais faut vraiment que j'y revienne à Animal Collective, clairement (y en a tellement pour qui je dis ça...).

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