Motorama - Bear (2009)

L'excellentissime label Talitres fête ses quinze ans. L'occasion de s'arrêter sur l'une des formations qui y est signée et sur laquelle je reviens régulièrement ces jours-ci.

Il pourrait s'agir d'Emily Jane White, Flotation Toy Warning, LAISH, Will Samson, Thousand ou même The Apartments, Swell et The Wedding Present, mais non, c'est sur Motorama que je m'arrête régulièrement depuis un bon mois.

Pourtant, je n'avais pas particulièrement goûté à leurs précédents disques. C'était solide, c'est certain, mais ces boucles cold-wave ne m'enivraient pas comme ce peut être le cas avec d'autres formations telles que les Cure pour les vieux de la vieille, ou Jessica93 pour les contemporains.

Il aura fallu la sortie de Dialogues, le quatrième disque des Russes, repérés lors d'un festival à Tallinn par Sean Bouchard, patron de Talitres dont on peut lire une longue et passionnante interview par ici, pour me convertir aux sonorités déployées par le combo. Curieux, car il semble que les fans du groupe aient moins apprécié ce dernier cru alors que son prédécesseur était unanimement encensé.

Je ne suis pas réellement revenu sur ce Poverty (2015), mais plutôt sur les deux premiers EPs autoproduits, Horse (2008) et Bear (2009), et publiés sur Bandcamp par Talitres depuis quelques jours.

La tonalité était déjà grosso modo la même : une coldwave forcément sombre, agrémentée d'une batterie percutante et de guitares dont les boucles donnent un aspect hypnotique. Le chant était en revanche légèrement différent, et il faisait clairement penser à celui de Paul Banks d'Interpol. Un croisement entre les New Yorkais et d'autres Américains, auparavant signés chez Talitres, en l'occurrence The National, pour l'aspect mélodique et tourmenté de leurs compositions. Un titre tel que Bear illustre parfaitement cette orientation d'alors, lorsque les Russes étaient encore les illustres anonymes qu'ils seraient peut-être restés - au moins pour nous, hexagonaux - sans le flair de Sean Bouchard.

Commentaires

  1. Merci pour cette découverte. Un titre qui, en ce début d'hiver, donne envie de s'intéresser au rock venu du froid. Moi qui en était resté aux LENINGRAD COWBOYS...

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